Sol equestre : testez le vôtre

sol equestre : testez le vôtre
Image parSeppH de Pixabay

Pour votre sol équestre (carrière), vous avez dû concevoir un sol répondant à divers critères (coût, pente du sol, discipline, rendu souhaité, exposition…), et choisir un type de sable adapté à votre travail. Granulométrie, comportement, forme, stabilité…
Vous pensez avoir fait le bon choix en matière de sol équestre, mais vous aimeriez en être sûr …

Un sol équestre mal adapté peut vite vous coûter cher : problèmes de santé pour vos chevaux, risques pour vos cavaliers, pratique de l’équitation limitée…
Vérifiez rapidement que votre sol équestre est bien celui qui convient à votre écurie, en suivant cette grille d’évaluation.

1. La structure de votre sol equestre est-elle plane et bien drainée ?

Selon la pente de votre terrain – et ce quel que soit le type de sol que vous ayez choisi – le premier enjeu de votre sol équestre est sa capacité naturelle à évacuer l’eau de pluie, que vous devez généralement renforcer pour ne pas vous retrouver avec un effet piscine à la moindre intempérie.

Pour que votre sol équestre soit idéalement pensé, vous devez avoir trouvé un moyen de compenser l’inclination naturelle du sol et la perméabilité de votre couche de travail (l’eau traverse vite le sable pour atteindre la sous-couche) : vous devez avoir installé un système de drainage efficace.

Des tranchées creusées sur les extérieurs de votre carrière ne suffiront pas à évacuer les eaux de pluie.

Par ailleurs, demandez-vous aussi si le nivellement de votre carrière est optimal. Avez-vous le bon pourcentage de pente, compte-tenu du travail qu’y effectuent vos chevaux ?
Un bon sol équestre est un sol qui protège vos chevaux quelle que soit la discipline.

Notez de 1 à 4 votre sol sur ce seul critère (1 pour “bof” et 4 pour “très bien”).

2. Votre sol est-il bien adapté à la discipline majeure ?

Au moment de construire une carrière dans vos écuries, vous avez sans doute déjà envisagé le type de travail que vous alliez y effectuer.

Selon la destination de votre centre équestre, ce ne sont pas les mêmes sols. Le destinez-vous à des cours d’équitation grand public ou à des pratiques équestres plus sportives voire de compétition ?

Pour un usage polyvalent, avec peu de saut d’obstacles, l’idéal est un sable dit « polyvalent », de type plutôt souple et qui demande en général peu d’entretien et d’arrosage.

En revanche, si vous avez plutôt une pratique compétitive et que vous organisez régulièrement des concours type CSO, vous allez plutôt rechercher du sable avec une meilleure portance (généralement blanc ou beige car microsiliceux).

On préfère en général un sable de silice de granulat fin (<0/1) qui offre une meilleure frappe et un meilleur rebond à l’obstacle. Il réclame cependant un arrosage constant et beaucoup d’entretien. 

Pour des pratiques type western ou reining, vous allez rechercher du sable fouillant. Celui-ci ne permet peu, en revanche, d’autres activités équestres dessus.

Notez de 1 à 4 votre sol sur ce critère  : votre sol actuel est-il vraiment adapté à tout ce que vous voulez faire ?

3. Votre sol reste-t-il régulier ?

Lorsque vous travaillez en carrière, le sable se déplace nécessairement et se comporte différemment selon que vous y pratiquiez du CSO, du dressage, du galop, du trot des entrainements de horse-ball réguliers, du western ou encore du reining  ou sliding stop.

Vous remarquez que votre sable a tendance à se compacter et à se tasser par endroits de façon très régulière (vous réclamant une intervention quotidienne pour le délier) ?
C’est qu’il n’est sans doute pas optimal pour votre activité. C’est aussi le cas s’il se délie vite et qu’il forme facilement des bosses et des trous avec le poinçonnement des sabots.

Si votre sable a tendance à s’envoler dès l’échauffement, vous avez là aussi un problème à redresser au plus vite. Le risque, c’est que votre sable soit trop sec (ce qui arrive souvent avec les sables argileux ou trop fins) et qu’il forme de la poussière au moindre coup de sabot. Vos chevaux sont alors en situation de fragilité, car leurs bronches sont extrêmement sensibles à la poussière. Un sol qui s’envole, c’est des problèmes de santé pour vos chevaux et poneys, et plus de frais de vétérinaire pour vous.

Au-delà du confort, c’est la sécurité de vos chevaux et de leurs cavaliers qui est en jeu : un sol trop dur ou trop irrégulier peut mettre en danger les membres et articulations de vos équidés.

Notez de 1 à 4 votre sol sur ce critère  : votre sol se délie ? S’envole ? Ou reste-t-il régulier ?

4. Votre sol equestre est-il cohérent avec son exposition ?

L’une des caractéristiques majeures d’un bon sol, c’est sa capacité à drainer les eaux pluviales. Il doit continuer à se comporter normalement avec le temps.

C’est pourquoi les sous-couches et fondations de votre sol équestre sont aussi essentielles que la couche de travail.

Aussi, votre sol doit avoir été pensé pour pouvoir rester stable malgré les facteurs climatiques et géologiques.
Il doit notamment pouvoir résister au gel et aux vents, avoir assez de poids et de compactage pour ne pas s’envoler, et surtout bien filtrer ou évacuer les eaux de pluie.

Si la carrière est dite “fermée”, avec un sable imperméable, l’eau s’évacuera par le dessus. Les drains seront périphériques.

Si votre sable est de nature plus perméable, vous avez pu poser une couche de fondation avec des dalles stabilisées qui permette l’absorption et l’infiltration des eaux pluviales directement dans le sol, si celui-ci le permet.

Dans tous les cas, si votre carrière équestre est régulièrement couverte de flaques ou que les vents soulèvent la couche de travail, c’est le signe qu’il faut la repenser au plus vite.

Notez de 1 à 4 votre sol sur ce critère  : des flaques d’eau apparaissent-elles ? Le vent  soulève-t-il la couche de travail ?

5. Comment entretenez-vous votre sol équestre ?

Un sol équestre est aussi très exigeant en entretien. Un outil mal adapté au sable peut accélérer son usure

La herse, par exemple, convient mieux aux sables compacts, qui ont tendance à se tasser, pour délier les granulats et les rendre plus souples. La barre convient mieux aux microsables siliceux qui ont besoin d’être renivelés.

Pour optimiser la durée de vie de votre sol équestre et ne pas avoir un terrain en réfection tous les ans, vous devez veiller à son entretien régulier, à éviter le dépôt de matière organique (crottin, feuilles, déchets alimentaires volants) et à lui fournir l’arrosage qui correspond à ses qualités.    

Pour que votre sol soit réellement optimal, il doit être rentable pour vous. Si l’un des éléments de cette liste n’est pas rempli, c’est que votre sol risque de vous coûter plus cher que prévu. Soit par le manque de sécurité et les questions de santé qu’il peut soulever avec vos chevaux, soit parce que vous risquez de perdre du temps et de l’argent à entretenir un sol mal adapté à son environnement ou à vos activités.

Notez de 1 à 4 votre sol sur ce critère. Et faites la somme de vos notes.

Plus de 15. C’est bon votre carrière semble être au top. Vérifiez que tout cela est durable et que certaines failles n’apparaissent pas avec le temps.
De 10 à 15. Plutôt pas mal, si les critères liés au drainage sont au maximum, vous avez sans doute bien conçu votre carrière. Il vous reste néanmoins des points à améliorer. Demandez conseil avant que vos points forts s’émoussent avec le temps.
Moins de 10. Attention, vous risquez de provoquer un sentiment d’inconfort chez vos cavaliers. Il est sans doute temps pour vous d’effectuer un diagnostic et de faire un point.


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