Quelle clôture pour quel cheval ?

Vous avez peut-être déjà vu un cheval nerveux foncer dans une clôture. Une angoisse pour les propriétaires de chevaux comme pour les responsables de la clôture. Une angoisse aussi pour le cavalier quand la clôture chevaux est celle d’une carrière et qu’il est monté… Ou quand c’est la barrière d’un paddock et que l’équidé préfère sauter la clôture parce qu’il se sent menacé par le licol qui approche. 

Il y a plusieurs raisons qui justifient ce comportement chez le cheval. L’une étant qu’il n’entretient pas le bon rapport à cette clôture. Pas assez protectrice ou, au contraire, pas assez menaçante ?

Quelle clôture chevaux quels comportements

Vous pouvez en fait limiter les risques d’accidents de ce type, comme les comportements xylophages (cheval castor, qui se met à ronger les piquets et les lices). Pour cela, vous devez moins penser votre clôture comme un investissement technique qu’une réponse éthologique. C’est-à-dire qu’elle répond à l’observation de vos chevaux avant toute autre préoccupation. Vous devriez économiser pas mal de temps et d’énergie en raisonnant comme ça.

À quoi sert vraiment votre clôture chevaux ?

Avant de vous jeter vers un produit économique et pratique à installer, posez-vous d’abord cette question : à quoi va servir ma barrière ou clôture ? Quels sont mes besoins ? Plutôt que de comparer les systèmes, la qualité, les retours forums et le nombre de commentaires sur tel ou tel électrificateur efficace, demandez-vous plutôt : 

–       Est-ce une clôture permanente ou temporaire ? (Une clôture temporaire, pour un concours par exemple, ne doit jamais devenir permanente par la suite. Solidité, sécurité, elle ne serait pas aux normes.)

–       Parlez-vous de refaire la clôture de votre carrière équestre ?

–       Est-ce une clôture de paddock qui sépare votre pré d’un terrain étranger et inoccupé ? D’une forêt ou d’un espace sauvage avec présence éventuelle de nuisibles (sangliers par exemple) ? D’une route en bordure de centre-ville ?

–       Votre clôture est-elle prévue pour séparer des individus ou des groupes (poneys, juments, poulain, étalon…) ?

–       Quels individus se trouveront derrière ?

–       Cette clôture doit-elle être dissuasive pour vos chevaux ? Prévenir par exemple l’envie de sauter par-dessus, marquer une barrière forte qui rassure les jeunes cavaliers du centre équestre, par exemple ?

Vous comprendrez que chaque réponse vous renseigne un peu plus sur la finalité réelle de votre installation. Cette première approche vous permet déjà de distinguer les solutions de clôtures entre elles.

Cela semble logique, un simple fil électrique ne suffira pas à dissuader des chevaux nerveux de franchir une clôture. Ni, d’ailleurs, à rassurer et protéger vos pensionnaires contre la visite de petits animaux nuisibles.

Quels matériaux de clôture conviennent aux chevaux ?

Fil de clôture placé à double hauteur, barbelé, ruban électrifié, grillage, lices en bois, acier galvanisé, résine thermoplastique (polyéthylène), avec ou sans électrification… Les solutions sont nombreuses et les propriétaires d’écuries seront forcément tentés par les options économiques. Mais ce qui paraît plus pratique sur le papier peut s’avérer dangereux quand on ne pense pas comme un cheval.

Sachez d’abord que l’option barbelés est très peu recommandée comme solution de clôture chevaux. Les barbelés électrifiés sont interdits si votre établissement doit recevoir du public. Même sans courant, cela reste une solution dangereuse en cas de franchissement par un cheval (éventration, blessures graves).

Côté esthétique et pratique, le fil de clôture semble une option viable. À condition, d’abord, de comprendre ce que les chevaux perçoivent de cette clôture. Leur vision de loin est floue, ce qui rend cette barrière peu visible (donc visuellement peu protectrice). Il doit être placé à hauteur du menton du cheval, pour lui permettre de le percevoir via ses vibrisses. Il faut en prévoir un autre à mi-hauteur, qui ne protège pas forcément d’intrusions externes pour un pré ou paddock. Ce n’est donc pas la solution la plus rassurante pour un cheval.

Le ruban électrifié est perçu à peu près de la même façon. À noter : toutes les barrières conductrices d’électricité doivent être signalées aux usagers des écuries, club ou centre équestre.

Pour ce qui est de la solidité et sécurité, les clôtures bois et polyéthylène sont les plus indiquées. Elles vous permettront de répondre à un grand éventail de comportements équins…

L’approche comportementale : quelle clôture pour quel cheval ?

Pour que votre clôture chevaux tienne sur la durée (rentabilité), elle doit résister à tous les comportements des chevaux qu’elles protègent.

En écurie active, par exemple, avec des individus en stabulation libre et alimentation en continu, les lices et piquets en bois sont parfaits. Les chevaux présentant moins de facteurs de stress, ils ont moins tendance à ronger les clôtures en bois (xylophagie).

Jument suitée, chevaux entiers, poneys, quelle clôture chevaux devez-vous envisager selon vos pensionnaires ? Un critère capital pour bien choisir vôtre clôture...

Ce comportement se ressent fortement chez des individus séparés dans des box aveugles, le bois pour vos clôtures peut donc rapidement finir dans l’estomac de vos pensionnaires.

La solution en polyéthylène renforcé (type HORSERAIL) permet d’éviter ces inconvénients. Elle offre aussi une garantie de sécurité en cas d’individus « fonceurs ». Si un cheval décide brusquement de sauter la clôture, elle se plierait sous son poids sans se briser (donc sans le blesser). Pour le directeur ou propriétaire des écuries, c’est aussi un avantage technique : il n’y a qu’à redresser la barrière, pas à la remplacer.

Si vous devez séparer des groupes d’individus qui ne s’entendent pas, ou séparer un paddock poneys et un paddock chevaux entiers, privilégiez ce type de clôture chevaux. Vos pensionnaires doivent pouvoir se voir, se sentir et s’entendre, cela les rassure. Mais ils ne doivent pas être tentés de se provoquer par-dessus (ou entre) les clôtures.

Une clôture électrifiée doit toujours être bien visible. Prévoyez des fils épais et réguliers (4 à 5 par exemple). Vous marquez ainsi la zone protégée pour vos chevaux comme pour les intrus. Ce type d’installation peut faire partie de leur apprentissage de la clôture : avec une légère décharge lorsqu’ils approchent trop, les chevaux apprennent à respecter une distance. Toutefois, il ne faut pas que cela soit perçu comme une punition brutale, tout dépend donc de la sensibilité du cheval et de sa phase d’apprentissage.

L’approche par individu : quelle clôture pour quel type de cheval ?

Entre un poney et un étalon, vos besoins en clôture ne seront évidemment pas les mêmes. D’abord pour des questions de comportement, comme nous venons de l’évoquer. Ensuite, pour des questions évidentes de taille.

Voilà les mesures données par l’IFCE pour vos installations de clôtures et barrières. Et ce, qu’il s’agisse de fil, ruban ou lices.  

Poney ou shetland 

3 rangées minimum, espacées à 20, 50 et 80cm du sol.

Double poney ou cheval adulte

2 rangées minimum, placées à 80 et 140cm de hauteur.

Jument et poulain

3 rangées minimum, placées à 50, 90 et 130cm de hauteur.

Étalon

4 rangées minimum, placées à 50, 90, 130 et 170cm de hauteur.

Il est aussi recommandé d’espacer les poteaux de 3 à 5m selon le matériau choisi (solidité).

N’hésitez pas à consulter les solutions de clôtures d’Ecovegetal, pensées sur ce mode éthologique, pour garantir le bien-être du cheval.