Monter son dossier de financement de centre équestre : les “plus” d’une écurie active

Vous allez monter un centre équestre ?Vous êtes en phase de préparation de votre projet ? Vous vous voyez déjà organiser des concours de saut d’obstacles, de complet, de dressage d’un côté ? Et  de l’autre, vous vous voyez déjà organiser la vie des chevaux avec votre palefrenier : tantôt pâturages, tantôt pansage, etc. Sans oublier les contacts avec vos partenaires et leurs univers : sellerie, maréchalerie, ostéopathie, etc. 


Le projet prend forme dans votre tête et c’est souvent là le plus difficile : comment préparer votre dossier de financement pour aller convaincre les financeurs. Quel business plan pour centre équestre devez-vous présenter ? Que votre banquier s’y connaisse en équitation ou non, voici la recette qui mettra toutes les chances de votre côté au moment de le lui présenter. 

Lui proposer un projet d’un genre nouveau.

Ce qui vous manque le moins pour monter votre centre équestre

A priori, ce qui vous manque le moins, c’est la passion. En général, si vous projetez d’ouvrir ou de reprendre une écurie de propriétaire, un centre équestre ou un haras, c’est que vous avez la vie équine dans le sang. Pas la peine de tartiner sur le sujet dans l’introduction de votre business plan, façon lettre de motivation.

Vous en êtes déjà au stade où il faut se concentrer sur l’équation qui va réellement intéresser votre banquier : comment votre méthode spécifique, votre différence, vont garantir la rentabilité du projet. 

En quoi votre gestion d’entreprise à vous sera meilleure que celle du reste du secteur du cheval en France où les projets de centre équestres n’ont pas toujours la réputation d’être rassurants pour les investisseurs et les banquiers ?

Quel créateur d’entreprise êtes vous ?

En quoi êtes-vous mieux armé que les autres pour la recherche de financement ? Et pour monter ce centre équestre ?

Il n’a pas besoin de connaître par coeur les métiers du cheval pour comprendre et évaluer ce que vous lui montrerez. 

Ses premières préoccupations seront de savoir quand vous pourrez vous payer, payer vos salariés et rembourser votre emprunt.

Et pour cela, une seule solution : votre projet doit être mûrement réfléchi, mesuré, calibré. Votre maîtrise dans les métiers du cheval concernés doit se lire à travers les chiffres que vous présentez.

Aussi, dans un tel dossier, pour créer un centre équestre, pouvoir présenter un modèle économique où les coûts de fonctionnement sont notablement réduits est un formidable atout.

chiffre d’affaires équivalent, la rentabilité sera bien supérieure, même si l’investissement de départ peut être légèrement supérieur. Pour un banquier, il aura là un bien meilleur dossier que dans le cas inverse : moins d’investissement mais rentabilité poussive. 

C’est tout l’intérêt d’un dossier comprenant l’installation d’une écurie active. En bref, rentabilité et écurie active vont de pair.

Pour bien comprendre, voici les grands piliers classiques d’un dossier de financement de projets, avec une activité agricole dans la filière équine.

Qui êtes-vous ?

Certes, votre projet est au centre de la discussion et c’est lui qu’on examinera à la loupe. Mais son porteur est tout aussi capital ! Avez-vous besoin d’un diplôme ou d’un brevet professionnel pour monter l’une ou l’autre de vos futures activités ? 

Quelle expérience en avez-vous ? Etes-vous déjà moniteur d’équitation ? Avez-vous déjà fait du dressage, travaillé dans un haras ? Quel galop avez-vous ? Que votre banquier soit expert en chevaux ou non, il doit pouvoir ressentir votre expérience et votre légitimité.

Vérifiez que vous connaissez par cœur chacun des thèmes liés à votre projet, que vous savez quelle ration mange un cheval par jour, combien coûtent le fourrage et les granulés, ou quelle taille doit faire son box pour garantir son bien-être : ce sont des détails-clés qui assurent votre professionnalisme.

Peaufinez votre histoire et évaluez votre profil. Bref. N’oubliez pas de bien vous vendre.

Vous et la protection animale

Pour cela, votre philosophie en matière d’élevage des chevaux et votre maîtrise de l’hippologie peuvent apparaître comme novatrices et rassurantes. Ou pas.

Partagez-vous la vision nouvelle où la vie du cheval dans un centre est rendue la plus proche possible de celle qu’il aurait à l’état naturel ? 

Où l’activité équestre se nourrit du savoir éthologique ? Etes-vous capable de démontrer que cela est en phase avec les attentes du marché dans votre zone de chalandise ?

Qu’il y a une demande de bien-être animal sur laquelle vous allez pouvoir surfer ?

Où ?

Pour monter un projet équestre, il faut qu’il ait déjà un terrain. Avez-vous déjà le foncier, la location, le bail ? Votre banquier ne veut pas savoir où vous aimeriez vous installer mais où vous avez déjà posé le pied. 

S’il s’agit d’une reprise de centre équestre, avez-vous fait une proposition financière ? Avec quel avocat ? Quel notaire ? Si vous rachetez un terrain agricole, avez-vous entrepris les démarches auprès de la SAFER ? Êtes-vous en contact avec la Chambre d’agriculture ?

Même si vous n’avez pas encore lancé les démarches, votre banquier sera rassuré de voir que vous savez quoi faire et auprès de qui. Il lui faut du concret, bien étudié.

Quel argent ?

Au moment de demander un prêt, vous devez déjà savoir de combien vous avez besoin. Donc, savoir aussi quel apport financier vous allez apporter vous-même, d’où il vient et quelle proportion il occupe dans le projet.

Une fois sécurisé par trois bonnes réponses à ces questions-clés, il est temps de consolider encore votre dossier.

Pour cela, l’idéal est de vous appuyer sur un conseiller spécialisé qui vous aidera à monter et présenter une étude d’installation solide.

Un business-plan crédible

On vous conseillera souvent de réaliser votre business-plan avec l’aide d’un comptable ou d’un conseiller spécialisé, qui garantira à votre investisseur que votre projet tient la route (vous pouvez contacter les experts d’EQUICER -1500 centres équestres accompagnés en France).

C’est cette aide qui vous permet de monter une étude prévisionnelle valide. En incluant notamment un devis complet et bien chiffré, avec le coût du matériel, du terrassement si besoin, de l’alimentation et des distributeurs de granulés, de la main d’œuvre etc.

Indispensable : l’étude de marché. Vous connaissez déjà la région ? Des futurs clients ? Ils vous ont écrit pour soutenir votre projet ? Vous savez combien d’écuries sont déjà présentes sur ce territoire et quelles attentes ont les cavaliers et propriétaires ? 

Votre dossier doit raconter ceci au mieux. Et si vous pouvez prouver que différents propriétaires ont montré leur intérêt pour l’offre nouvelle que vous envisagez de proposer avec une écurie active, là, c’est bingo !

On vous le répète, les mots-clés pour convaincre le banquier sont rentabilité et écurie active.

Et si vous proposiez un projet d’écurie active ?

Un argument massue

Votre financeur (partenaire ou banquier) cherchera, on l’a dit, à s’assurer de la rentabilité de votre projet. Pour le rassurer, il faut lui prouver à la fois un potentiel de demande croissante et des coûts de fonctionnement inférieurs à ceux de la concurrence… Ce qui correspond parfaitement au modèle ultra-moderne des écuries actives.

Celles-ci garantissent le bien-être animal mais aussi celui des employés et des propriétaires. 

Votre projet profitera de chevaux sains, en bonne santé dans un troupeau harmonieux. Il ne présentera jamais l’image d’une écurie pour chevaux malsains, où les bêtes pataugent dans la boue, isolées dans des boxes étroits. Non pas parce que vous serez meilleur dans le maniement du fumier, ce qui ne serait jamais qu’une promesse.

Mais bien au contraire, parce que, du fait même du concept de l’écurie active, un tel spectacle est structurellement impossible. 

Des chevaux et poneys sans stress, c’est l’assurance d’une clientèle sereine, que vous allez fidéliser bien plus facilement. Avec, à la clé, une possible augmentation des pensions, donc des recettes

En pariant sur l’équilibre et le bien-être dans vos écuries, vous améliorez en outre la sécurité des bêtes et réduisez une partie des risques qui pourraient coûter cher en vétérinaire et en assurance.

Autrement dit, l’argument massue pour faire financer votre projet, est de monter un business plan d’écuries actives.

L’automatisation : un critère de poids

Le système de mangeoire automatique d’une écurie active, ce sont autant d’heures en moins de travail difficile. Moins de salariés, moins de pénibilité. Que du bonheur … de banquier !

Il n’y a pas que les mangeoires, d’ailleurs. L’automatisation d’une grande partie des écuries permet de vous libérer du temps comme de la main d’œuvre (jusqu’à 70% en moins). 

Ces économies de fonctionnement peuvent vous permettre plus d’ambition. Intégrer votre écurie dans un projet plus vaste, par exemple, en développant d’autres activités à côté, telles que l’accueil en gîte rural, les randonnées équestres, des concours le dimanche, des cours d’équitation, du dressage ou un enseignement agricole… 

Votre banquier verra bien évidemment ceci sur votre ligne “recettes annexes”. Pour une fois, il ne sera pas tenté d’annoter en face au crayon rouge une phrase du genre : “voeu pieu, ils n’auront jamais le temps de faire ça”. 

Votre concept prouvera le contraire.

Enfin, vos écuries actives sont aussi une entreprise certainement plus simple à transmettre. Facilités de gestion, technologie des équipements, travail moins physique et plus rémunérateur : voilà qui va encore dans le sens de la modernité.

Envie de voir comment on transforme tous ces éléments dans un tableau excel convaincant ? 

Tout ce que vous pouvez économiser avec une écurie active ?

Imaginez qu’une journée de travail de 8h avec curage, distribution des granules et entretien de votre écurie, se réduise à 1h30.

Une écurie active, c’est ça : moins de travaux pénibles, plus de temps à consacrer à chaque cheval et aux activités annexes, avec des économies sur de nombreux postes qui rendent votre écurie plus rentable. C’est en prenant en compte toutes les économies dont cet article fait la liste qu’il faut analyser le retour sur investissement dans une écurie active.

Le premier calcul que vous pouvez effectuer en montant votre projet d’une nouvelle écurie ou d’un centre équestre, c’est qu’une écurie active réduit le temps et la pénibilité du travail. En moyenne, vous pouvez d’ores et déjà envisager de réduire de 70% le temps de travail consacré aux tâches chronophages. C’est autant d’économies sur le poste de main d’œuvre, mais aussi et surtout du temps dégagé pour mieux vous occuper de chaque cheval. Plus de qualité de soin, mais aussi plus de productivité.

Les économies immédiates que vous allez constater sur votre écurie sont étonnantes.

Vous pourrez non seulement économiser du temps et de l’énergie, mais aussi de nombreuses dépenses sur ces tâches quotidiennes. Voir toute l’histoire de l’écurie active dans la vidéo ci-dessus.

1. L’alimentation et l’eau

En écurie active, l’alimentation du troupeau est automatisée (cf photo ci-contre). Ce qui signifie déjà que les rations sont pensées et calibrées à l’avance pour chaque cheval, jument, poulinière, poulain ou poney. Les granulés sont dosés et répartis tout au long de la journée pour chaque individu, de même que les accès aux fourrages avec des râteliers, DAF ou cornadis disponibles selon des horaires d’ouverture précis. Résultat : beaucoup moins de gaspillage alimentaire, ce que certains ont pu chiffrer jusqu’à 20% d’économies.

En automatisant aussi la distribution de l’eau avec des abreuvoirs chauffés, vous évitez du gaspillage lié aux abreuvoirs à ciel ouvert, à remplir et nettoyer très régulièrement et qui s’encrassent vite (avec des risques de bactéries et d’infections).

Sur ces postes-là, vous allez aussi pouvoir économiser énormément de temps ! Les heures passées à faire la distribution des granulés sont réduites : il n’y a plus qu’à remplir les réservoirs automatiques, soit quelques minutes tous les 3 jours en moyenne. 

À la place, vous pouvez utiliser ce temps pour observer les chevaux, les soigner, les panser, mieux les comprendre et adapter le fonctionnement de l’écurie. Car, avec plus de calme et de tranquillité, on repère plus facilement les petits soucis avant qu’ils ne deviennent de gros pépins ! Et un gros pépin, ça chiffre vite.

2. La santé

C’est un poste de dépenses qui réduit lui aussi très rapidement grâce à l’écurie active. Le bien-être apporté à chaque animal implique moins de dépenses de soins, et, oui, cela se remarque dès le début en écurie active. Chevaux moins stressés, moins de risques de coliques, d’ulcères (découvrez ici pourquoi l’alimentation automatisée réduit les risques de coliques et d’ulcères) ou de troubles du comportement du cheval, moins de teignes ou d’infections de la fourchette avec des sols sans boue… Et moins de risques du quotidien dans les boxes, comme s’y coincer ou se battre avec le voisin. 


C’est donc moins de soins médicaux ! Si le maréchal-ferrant et le dentiste doivent toujours faire leur visite régulièrement, vous pouvez baisser de plus de moitié les frais vétérinaires.

Le bon point côté valeur ajoutée : des chevaux en bonne santé sont plus attentifs en cours et moins fatigués. Ils sont aussi échauffés, à l’inverse de ceux qui ont passé la journée au box, et plus vite disponibles. Avec une bonne alimentation bien répartie, ils ont plus d’énergie et vous pouvez travailler plus facilement leur apprentissage. Et ainsi redéployer votre main d’œuvre sur des activités de qualité et à forte valeur ajoutée, comme des cours ou des stages d’équitation, de dressage, ou même de préparation de concours complet qui revalorisent l’écurie.

Question santé, vous préservez aussi la vôtre, et c’est sans doute aussi important. En éliminant des tâches répétitives, pénibles et chronophages, vous éliminez aussi un gros pourcentage de fatigue. Ainsi, moins de risques d’accidents, vous garantissez plus de sécurité à vos employés comme à vos chevaux.

3.Moins de litière et moins de nettoyage

En aménageant une zone de couchage avec des tapis ou des matelas et une litière (type miscanthus) ultra absorbante, vous améliorez le confort des animaux, mais surtout le vôtre et ce, à moindres frais. Certaines litières autorisent un simple ramassage de crottin quotidien dans les coins, pour un curage complet à plusieurs semaines d’intervalles, ce que vous pouvez, en outre, automatiser également.

Les économies ? Moins de litière à acheter et bien moins de travail pénible, puisque les séances de nettoyage sont réduites.

4. Les économies à long terme

En écurie active, vous allez automatiser de nombreux systèmes, et donc faire le choix, dans l’idéal, de matériaux plus résistants. Ce sont notamment des barrières automatisées et des clôtures électriques solides bien plus résistantes que les clôtures en bois facilement grignotées par un animal, qui s’abîment en quelques années (et qui, si elles cassent, présentent un risque de blessure pour les chevaux). C’est certes un investissement de départ, mais que vous amortissez largement, notamment en réduisant par la suite le budget courant. 

Pour permettre le passage quotidien des sabots et garantir le confort sur tous types de sols (carrière, box, manège, espaces de libre circulation…), vous allez miser sur des sols stabilisés. Avec des systèmes de dalles drainantes, non seulement vous protégez les articulations des chevaux, mais vous évitez aussi les terrains boueux, les glissades et l’usure rapide des sols. L’investissement est très vite amorti et vous allège les charges de structures habituellement trop lourdes liées à l’entretien des sols et aux réparations régulières. Pour mieux comprendre les avantages des sols équestres stabilisés, lisez notre brochure.  

Enfin, on n’a traité ici que des coûts. Mais il faut aussi raisonner “recettes”. En améliorant le confort des chevaux dans votre centre équestre, vous faites de votre établissement un espace de qualité, qui va très vite attirer plus de propriétaires et de cavaliers. L’innovation est suffisamment importante, avec un concept connaissant un engouement suffisamment fort pour que la réputation de votre établissement soit propulsée très vite vers le haut. Et, en matière d’économie et de budget, c’est quand même cela, le principal dans un projet.

Il est temps de demander un devis et de discuter avec nos experts sols équestre et écurie active pour chevaux épanouis. Faites-vous conseiller pour le business plan de votre écurie active.