Les 7 signes qui prouvent que votre cheval stresse

Le cheval est connu pour être un animal craintif. En réalité, il est surtout extrêmement attentif à son environnement. Et la façon dont on l’élève, dans des installations dont le principe est très éloigné de ses aspirations naturelles, crée chez lui de l’anxiété, voire des phobies.

Comment savoir si son cheval est heureux ou s’il se sent stressé à cause d’un environnement où il ne s’épanouit pas comme il le devrait ? Voici 7 signes qui peuvent être un indice de stress.

1. Il développe des ulcères gastriques

Voir les détails sur l’ulcère gastrique ici :

Le cheval est un animal qui, dans la nature, vit en groupe et passe ses journées à brouter au sol, en surveillant en permanence ce qui se passe autour de lui, afin de guetter l’arrivée éventuelle de prédateurs. Même si la domestication par l’homme l’a mis en sécurité vis-à-vis des prédateurs, le fait qu’il soit enfermé dans des boxes, éloigné de ses congénères n’est pas de nature à le rassurer.

Et surtout, le fait qu’on lui apporte des repas à rythme réguliers, au lieu de le laisser se nourrir à volonté, souvent associé à une alimentation riche en céréales et à un rythme de travail soutenu (entraînement, sorties, etc.) peut provoquer des ulcères gastriques.  

L’état général du cheval va alors se dégrader, il va maigrir, son poil se piquer, ses crottins vont devenir mous. Il  aura des coliques sourdes après les repas ou pendant une compétition ou un transport. Voir les détails sur l’ulcère gastrique ici.

Il faudra alors vérifier le diagnostic par une gastroscopie et faire attention ensuite à son alimentation. Mais on aura là un signe incontestable que le cheval est trop souvent sous stress.

2. Il met très souvent ses oreilles en arrière

Les éthologues étudient les émotions chez le cheval et leurs indicateurs, notamment pour ce qui concerne les émotions négatives. Si les oreilles pointées vers l’avant sont le signe que le cheval se met en alerte et qu’il mobilise son attention vers un événement (est-ce le signe qu’un prédateur s’approche ?) sans que l’on sache s’il s’agit d’une émotion positive ou négative, les oreilles pointées vers l’arrière, en revanche,  sont un signe d’agressivité et d’émotion négative.

Si elles restent ainsi pendant de longues périodes prolongées, les spécialistes estiment qu’il s’agit là de l’expression d’un stress chronique.

3. Il hénnit plus que de raison

On appelle toutes ces expressions des vocalisations. S’il peut y avoir chez le cheval des sons positifs (notamment de la jument vers son poulain), le hennissement bouche ouverte se produit souvent lorsque les chevaux sont séparés. Cela est alors le signe d’un stress.

Celui-ci semble dû à l’isolement et au fait que l’on éloigne le cheval du groupe dans lequel il se sentirait apaisé et en tranquillité.

4. Il devient agressif

Les chevaux dans la nature se répartissent entre dominants et dominés. Tout un jeu s’établit entre les deux catégories, les premiers bénéficiant de la priorité dans l’accès à la nourriture ou aux femelles. Ecarté du troupeau, il se trouve sous tension. En général, dans la nature, les choses se calment une fois que les règles (qui est le dominant et qui est le dominé) s’établissent.L’organisation grégaire du troupeau fait que la vie est en général très apaisée, la structure des groupes étant très stable.

En revanche, dans le système de vie domestiqué des écuries et centres équestres, si un cheval se retrouve systématiquement écarté, qu’il n’a pas le droit de s’approcher du râtelier ou si la place sur la pâture est limitée, le stress va devenir insoutenable.

Il va développer alors un comportement agressif dit de stress dans le troupeau. C’est un signe à surveiller.

5. Il développe des tics

Ces signes sont bien connus. Ce sont ceux que l’on repère en premier en général.

Le “tic à l’appui” est celui lors duquel le cheval prend appui avec ses incisives sur un support quelconque (porte, ou autre), contracte son encolure et émet un bruit. C’est un stress difficile à corriger. Il peut être lié à des troubles gastriques. On l’identifie souvent à l’usure prématurée des dents qu’il provoque.

Le tic de l’ours, lui,  est un tic auquel le cheval se livre lorsqu’il est seul. Le cheval est tête basse, le nez sous le niveau du genou. Il balance sa tête de droite à gauche et son poids passe d’un antérieur sur l’autre. Il a les yeux dans le vague, les oreilles sont détendues. On croirait qu’il se berce.

En fait, il fait cela pour se détendre. Le tic produit en effet des endomorphines apaisantes. Tout se passe en fait comme si le cheval “se shootait” et que le tic servait donc à apaiser une souffrance plus profonde.

6. Il transpire plus que d’habitude

Une sudation plus importante est également considérée comme un signe de stress. En situation de stress, le cheval aura le réflexe instinctif de prendre la fuite. Lorsqu’il ne peut pas le faire ou lorsqu’on le met dans des situations contraignantes (compétitions, transport, confinement au box), son stress se manifestera par des réactions de son corps : contractions musculaires, mouvements des oreilles, etc.

Parmi celles que l’on peut surveiller, le fait qu’il transpire plus que de coutume.

7. Il adopte une posture figée

C’est encore  un indicateur de stress chronique. Il a la tête étendue. L’angle entre sa mâchoire et l’encolure est ouvert, l’encolure et le dos sont à la même hauteur. La tête est fixe, les oreilles sont en arrière. Le signe caractéristique est la fixité de son regard. Le cheval ne semble quelque peu indifférent à son environnement.

En septembre 2017, une étude sur des chevaux a étudié ce “regard tourné vers nulle part”. Les chevaux ne tentaient pas d’établir un contact visuel avec leurs congénères ou avec un humain.

En revanche, face à la présence d’un “nouvel objet” dans l’environnement, ils réagissaient de façon disproportionnée. Selon les chercheurs, “toutes ces caractéristiques démontrent de fortes similarités avec un état dépressif chez l’humain”.

(voici l’étude dans la revue PlosOne)

Ces animaux souffrent entre autres du fait que l’on a restreint leur espace et qu’on les isole dans un box. Le travail avec des cavaliers inexpérimentés peut aussi provoquer ce type de stress.

Si tous ces signes de stress ne sont pas tous directement et strictement liés au fait que le cheval est enfermé dans un box et nourri à heures fixes, il est frappant de constater qu’ils semblent tous liés au fait que le cheval est contrarié par rapport à ce qui fait sa nature profonde. 

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