La carrière vue du cheval : la vôtre a-t-elle ce qu’il faut ?

Carrière cheval : quand il la voit
Image par Christels de Pixabay

Carrière et cheval ? Le lien semble évident, non ? Pas si sûr.
Au moment d’aménager une carrière, le prix et l’esthétique des matériaux, la nature du terrain et l’espace disponible sont les critères qui prévalent naturellement sur le reste.

Vous allez aussi y ajouter la sécurité de vos cavaliers, si vous avez un centre équestre public où vous comptez donner des cours d’équitation ou pratiquer des sports équestres. Et bien entendu, la sécurité des spectateurs et, enfin, de vos chevaux et poneys.

Reste une question pourtant essentielle : votre carrière est-elle bien faite pour un cheval ?

Est-ce un bon espace de travail pour lui, où il se sentira en confiance et confortable ?
Est-ce une zone attractive, respecte-t-elle ses membres et sa physionomie, et les installations sont-elles optimales pour sa sécurité ?  

Vous êtes-vous suffisamment mis “dans la tête” du cheval ?

Votre carrière a-t-elle la bonne forme pour votre cheval ?

Dans la plupart des cas, une carrière équestre prend la forme d’un rectangle, quand elle ne s’adapte pas à la morphologie du terrain, avec des dessins plus aléatoires.

Le dessin de la carrière se libère de plus en plus, notamment pour l’obstacle et les carrières de concours CSO. Chacun dessine alors à l’intérieur de l’espace enclos sa surface de travail.

La carrière de dressage, en revanche, doit toujours être rectangulaire, avec des repères lettrés et une lice basse qui matérialise le carré de dressage.

Etendue

Mais, malgré notre obstination à vouloir faire des angles droits, le cheval, lui, ne tourne pas dans les coins.
Il a besoin d’un bon arrondi. Un arrondi suffisamment large pour bien aborder les virages. Tourner de façon trop serrée et répétée est mauvais pour ses membres.

L’idéal est donc de travailler sur une surface réglementaire de 20/40m au minimum, qui garantisse au moins un virage confortable.

D’un point de vue technique, c’est aussi un avantage pour l’entretien des sols : passer la herse est plus aisé dans des arrondis que dans les angles.

Par ailleurs, plus étendue sera votre carrière, plus les chevaux auront de place pour travailler correctement au galop.

Et pour un poney ?

Ces questions de taille changent évidemment lorsque l’on parle de poneys. On pratique plutôt l’équitation à poney dans des espaces plus étroits, comme le manège ou un grand rond de longe couvert. En effet, les poneys sont plus petits, il est important d’adapter les distances. Il s’agit également de mieux gérer les cavaliers en bas âge (baby-poney).

Mais vous pouvez aussi séparer une grande carrière, pour y mener simultanément deux cours d’équitation.

Attention : la division de votre carrière permet-elle aux deux cours de se dérouler en toute sécurité ?

Séparer l’espace avec une barre d’obstacle par exemple, fonctionne pour les cavaliers comme pour les équidés.

Au pire, un cheval un peu têtu décidera de la bousculer ou d’en faire du saut d’obstacle improvisé, sans grand danger pour lui ni son cavalier.

En revanche, certains choix de séparateurs comme du fil, bien que plus faciles à mettre en place, peuvent être très dangereux. Un cheval qui décide de le franchir malgré tout risque de s’y accrocher, voire de se sectionner un tendon, avec une chute possible.

Quelle lice de carrière idéale pour un cheval ?

Outre la réglementation (pour les centres équestres et écuries ouvertes au public) qui interdit aux poteaux de dépasser la dernière lice, vous avez le choix dans les clôtures.

Les critères principaux sont souvent le rapport esthétique/prix et la sécurité pour les éventuels spectateurs. Selon que vous recevez du public ou que vous dirigez une pension pour chevaux privée, vous allez choisir d’ajouter soit une lice au milieu, un grillage pour prévenir le passage d’un chien, etc.
La tendance est généralement au bois, moins cher et passe-partout.

Mais avez-vous déjà raisonné comme un cheval au moment de faire votre choix ?

Si vous laissez parfois vos chevaux en liberté dans la carrière, le bois va rapidement finir rongé. Vous risquez alors d’avoir à remplacer vos lices très régulièrement (ou priver vos chevaux de ce moment de liberté, ce qui serait dommage).

Il arrive souvent aussi, en carrière, en prairie ou grands paddocks, que les jeunes chevaux (et poulains au pré) se heurtent aux barrières. En dérapant, en perdant le contrôle de leur vitesse, cela peut arriver et cela finit souvent mal : le bois se fend et peut blesser profondément l’animal voire le cavalier.

Le même problème se présente parfois avec les pare-bottes des manèges, où le sabot passe facilement à travers, à moins d’être protégé par un fin tapis de caoutchouc.

La solution idéale : le HORSERAIL® en polyéthylène armé de fils d’acier. Il forme une clôture qui reste souple (le choc est moins brutal en cas de chute) avec une résistance énorme (il peut soutenir la chute d’un arbre de 2,6 tonnes). Votre clôture HORSERAIL® est garantie de 20 à 30 ans et vos chevaux ne risquent pas de la ronger.

Le bon équipement visuel

Que vous pratiquiez le horse ball, le polo, le trot ou le CSO, vos équipements doivent permettre au cheval de bien comprendre ce qu’il voit.

Pour un obstacle, la forme compte beaucoup : l’oxer est par exemple plus visible qu’une seule barre, dont il appréhendera plus difficilement la largeur par exemple.

Si vous envoyez vos chevaux en championnats, il peut être utile, par exemple, de les désensibiliser tôt aux couleurs flashy et aux obstacles surchargés.

Vos sols sont-ils adaptés aux membres du cheval ?

Le sable de carrière est bien entendu un point central dans votre écurie. Sable de silice, sable blanc, concassé, copeaux, granulométrie, perméabilité, drainage et fibres géotextiles, arrosage, portance, planéité…

Vous pouvez vérifier ici que votre sol et sous-sol sont optimisés.

Si vous pratiquez le saut d’obstacles en carrière, êtes-vous bien assuré que l’abord et la réception de l’obstacle sont bons ?

Une mauvaise frappe peut s’avérer terrible pour le cheval comme pour le cavalier. Assurez-vous donc en permanence que le sol se tient. Sans cailloux. Qu’il ne s’enfonce pas profondément, qu’il ne soit ni trop glissant ni trop dur pour ses pieds et ses articulations.

Si le cheval se présente mal et se refuse ou panache, il doit aussi pouvoir rater son abord sans risquer le dérapage et la chute.

Et les alentours de la carrière ?

L’environnement de votre carrière peut aussi influer sur le comportement du cheval au travail.

Il préfère généralement la carrière au manège couvert car c’est un espace ouvert : par instinct, le cheval a besoin de voir (un bruit à l’extérieur du manège que le cheval ne peut pas voir risque de lui faire peur).

En revanche, les chevaux ont tendance à devenir nerveux en cas de vent. S’ils supportent bien la pluie et même la neige, le vent gêne leur audition et brouille les odeurs.

Aussi, vous pouvez envisager de dresser une haie autour de votre carrière si elle est dans un couloir de vents, pour favoriser leur concentration au travail.    

Sachez aussi que, si les boxes ou un paddock sont bien en vue depuis la carrière, l’instinct grégaire du cheval peut se réveiller en apercevant ses congénères en troupeau sans lui.

Un cheval n’a pas la capacité de reproduire un comportement, comme le ferait un dauphin. Autrement dit, il ne va pas reproduire une attitude ou un mouvement de dressage juste parce qu’il l’a vu faire. Il risque tout de même d’avoir envie de rejoindre le troupeau.

Et d’être bien moins réceptif aux injonctions !

Pour en savoir plus sur les accessoires et équipements, découvrez les solutions Ecovegetal.


Et demandez conseil à nos experts, contactez-nous ici.