Cheval de sport en écurie active : 5 bienfaits pour lui

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Le premier critère, quand vous cherchez une écurie pour votre cheval de sport – au-delà de l’hébergement en lui-même – c’est sans doute l’équipement…sportif. Sols adaptés à sa discipline sportive (CSO, dressage…), carrière professionnelle, obstacles disponibles, rond de longe et qualité des matériaux, voilà ce que regarde en priorité un propriétaire de cheval de sport.

Mais vous pouvez aussi considérer que le bien-être et la santé de votre cheval sont des enjeux au moins aussi capitaux que le matériel d’entraînement. Une alimentation libre, qui lui permet d’être plus disponible physiquement lors des exercices, et non en pleine digestion. Une vie en troupeau au sein duquel il peut exprimer pleinement sa vraie nature au quotidien et canaliser son énergie pour une meilleure concentration à l’entraînement. Sans compter la protection de ses pieds, qui n’a rien à voir en écurie active… La liste des avantages de l’écurie active pour un cheval de sport – et donc pour vous, propriétaire – est longue.

1 – Activité : un cheval de sport doit rester en forme

Ses performances dépendent énormément de sa « forme » physique. En restant toute la journée au box, l’activité de votre cheval de sport est forcément limitée. En-dehors des quelques minutes où vous allez prendre le temps de le sortir en longe pour se dégourdir, ou des cours d’équitation quelques heures par semaine, en écurie classique, le cheval reste statique.

Avant même de réfléchir en termes d’éthologie, il semble simplement évident qu’une telle masse musculaire ait besoin de plus de mouvement. S’il nous en coûte à nous, humains, de rester assis plusieurs heures par jour, on imagine aisément la perte d’énergie que ça suppose pour un animal de cette taille.

L’écurie active se construit autour des besoins de ses pensionnaires. Pour des chevaux de sport, vous pouvez imaginer d’encourager la circulation par différents biais. Éloigner les points d’intérêt les uns des autres, par exemple (râtelier, zone de roulade, dortoir, abreuvoir…) ou encore créer un dénivelé en chemin…

2 – Ferrure ou pas ferrure en troupeau ?

C’est l’une des grandes questions du moment : ferrer les sabots des chevaux (de sport et de loisir) ou non ?

Compétition de CSO, polo, dressage, cross, endurance… Pour beaucoup, c’est une évidence : un cheval de sport doit être ferré. Et cela semble incompatible avec une vie des chevaux en troupeau. Au moindre coup de sang, le risque de se blesser serait décuplé.

En réalité, écurie active ou écurie de propriétaires classique, tout est une question de gestion du groupe. La première étape est de comprendre les comportements et les relations entre les individus. Entre les plus jeunes et fougueux, les retraités, les dominants, les juments les poneys… La seconde est de les organiser mécaniquement. Vous pouvez programmer les automates en écurie active en fonction des affinités entre les individus, ce qui réduit quasiment à zéro les risques que vos chevaux ne se tapent. 

3 – L’alimentation des chevaux de sport en écurie active

Un cheval de sport peut avoir besoin d’une alimentation plus complète et/ou plus suivie qu’un cheval de loisir.

En plus du foin, il aura notamment tendance à recevoir plus de compléments, pour limiter les douleurs articulaires, renforcer ses os, ses tendons, etc.

La gestion de ses besoins est largement facilitée par les DAC (Distributeurs Automatiques de Concentrés). Chacun permet de distribuer jusqu’à 6 aliments différents, auquel vous pouvez encore ajouter 2 réservoirs pour les compléments minéraux et une pompe pour les liquides. En couvrant automatiquement les besoins de chaque individu, le système vous permet de faire cohabiter un troupeau très hétérogène.

Vous pouvez lire ici tout ce qu’il faut savoir pour bien gérer les rations alimentaires en écurie active.

4 – La disponibilité du cheval de sport dans ce type d’écurie

Les avantages sont aussi à considérer du point de vue des cavaliers sur votre centre équestre. Un cavalier professionnel qui doit monter plusieurs chevaux par jour doit pouvoir optimiser son temps. Or, quand on pense « écurie active », on pense aussitôt aux chevaux qui vadrouillent librement sur une vaste surface… et qu’il serait donc plus simple de les avoir « sous la main », au box ou dans un paddock restreint.

Mais rassurez-vous, les cavaliers ne seront pas obligés d’aller courir après leurs chevaux entre chaque entraînement ! Même avec un pré, des paddocks et une stabulation libre, vous pouvez créer des zones de « récupération » en sortie des automates, grâce à une porte de sélection intégrée. Vous gérez le tout automatiquement ou manuellement depuis le système central, ce qui facilite grandement la vie et l’activité sur tout le site.

5 – Cheval au box = pieds propres et sains ?

Les pieds de votre cheval sont une priorité. Même ferré, vous avez tout intérêt à lui éviter d’avoir les pieds dans l’eau, la boue ou même la paille humide. C’est aussi vrai pour des chevaux de loisir que de sport. Bien entendu, un cheval de sport doit aussi être présentable pour aller en concours. Ce qui pose un enjeu de plus : impossible de lui faire traverser une flaque ou des zones boueuses avant le concours, au risque pour vous de perdre tout le travail de préparation.

En fait, vous avez tout intérêt à prendre la question de l’état physique de vos chevaux à l’envers. C’est-à-dire à anticiper plutôt que d’avoir à protéger au dernier moment, en espérant qu’il ne pleuve pas la veille du départ en concours.

Écurie active ou classique, l’enjeu ici est la stabilisation des sols. Mieux vous aurez stabilisé vos sols équestres (consultez ici les systèmes de stabilisation), plus vous serez proche du « zéro boue » sur vos écuries. La question des conditions de logement la nuit est aussi essentielle : un box plein de paille aura tendance à être plus humide (urine) et donc a poser plus de problèmes pour les pieds des pensionnaires. Quelle que soit la structure (dortoir ou boxes individuels), un matelas en caoutchouc peut s’accompagner d’une dose minime de litière ultra-absorbante (jusqu’à 70% de litière en moins) pour que vos chevaux restent au sec et propres. Non seulement ces solutions sont plus pratiques (entretien réduit), mais elles vous permettront aussi de limiter les soins vétérinaires sur la durée. Et, dans le cas d’un concours, de ne pas redouter l’accident de présentation. 

Ensuite, vous pouvez prévoir une zone « VIP » pour votre cheval de concours, avec un box individuel, des couvertures sèches, une zone de pansage et de piontage de la crinière, etc.

Enfin, la question du bien-être doit devenir et rester centrale. Un cheval qui est bien dans sa tête est plus disponible et plus puissant dans ses performances. Cheval de sport ou de loisir, ou même cheval de course : il reste avant tout un cheval. Il a besoin de bouger au quotidien, de se confronter au reste du troupeau pour maintenir son équilibre social, ou encore de s’alimenter librement tout au long de la journée, comme à l’état de nature.