Bien nourrir son cheval

Nourrir un cheval n’est pas si simple.

Certes, l’animal mange de l’herbe. Oui, mais, comme vous le savez,  pas seulement. Et surtout pas n’importe comment.

Voilà ce qu’il faut savoir

Nourrir les chevaux : ce n’est pas seulement une question de ration

Quand on voit toutes les questions que posent les gens sur Google (comment nourrir son cheval sans céréales, comment nourrir un cheval fourbu, nourrir son cheval au foin, nourrir un cheval qui a la maladie de cushing, nourrir un cheval après vermifuge, bien nourrir son cheval en hiver, nourrir un cheval au pré, nourrir un cheval maigre, nourrir un cheval à la luzerne, au pain, cheval nourri à l’orge, nourrir un jeune cheval, un vieux cheval, etc.), on a vraiment l’impression que la seule obsession de ceux qui s’occupent de nourrir les chevaux est le contenu de la ration.

Alors que la vraie question est plutôt : comment s’organise l’alimentation du cheval au cours de la journée.
Et finalement, peu de gens posent les questions-clés : quand nourrir son cheval, où nourrir son cheval. Et tout simplement : comment le cheval se nourrit-il tout seul, quand il est dans la nature ?

Le cheval passe son temps à brouter

Le cheval, dans la nature, passe la plupart de son temps à brouter. (voir aussi notre article)

Il est herbivore.
 Comme tous les animaux, il lui faut une alimentation équilibrée, en phase avec son activité, son âge et sa taille. 

Tout l’art de nourrir son cheval consiste donc à lui donner une ration journalière qui couvre ses besoins pour l’entretien et le travail. Seulement voilà : il faut également faire attention à la façon dont il va manger cette ration. La digestion du cheval est en effet un sujet important. Il faut que le transit intestinal de l’animal se fasse dans de bonnes conditions. 

L’ estomac du cheval est en effet relativement petit (10 à 12 litres). Il doit donc se livrer à un cycle alimentaire relativement complexe. S’il a un petit estomac, le cheval possède en revanche un intestin très développé. La digestion commence donc pour lui de façon sommaire dans l’estomac, comme pour tout le monde. Elle s’intensifie ensuite dans l’intestin grêle, puis dans le gros intestin grâce à la flore bactérienne digestive. Voici pour le cycle de base.

Le cheval ne rumine pas

Contrairement aux bovins, le cheval, donc, ne rumine pas. Il ne peut pas non plus vomir. 

Résultat : il faut faire attention aux volumes qu’on lui apporte et lui donner de petites quantités, plusieurs fois par jour. 

On conseille au moins 3, 4 ou 5 repas. Le mieux étant de le laisser choisir lui-même quand il souhaite se nourrir (comme il le fait à l’état naturel) tout en limitant les quantités grâce à un logiciel de gestion des rations et à un système automatique d’accès à l’alimentation avec identification du cheval (voir dans cette vidéo à 4mn13 ). C’est précisément le système mis en oeuvre dans une écurie active .

On y reproduit donc à la fois le comportement naturel, pour ce qui est des volumes et de la fréquence et on y apporte une ration adaptée, en fonction de tous les critères adaptés à chaque cheval.

Choisir un régime varié

On donne à un cheval à la fois de l’herbe (idéalement, c’est plutôt lui qui ira la chercher au pré), des fourrages (foin, paille…), des aliments concentrés (grains de céréales en l’état ou aliments élaborés contenant des céréales, tourteaux, co-produits, minéraux, vitamines…) et certains fruits et légumes qu’il aime beaucoup (pommes, carottes…)

Au pré, le cheval mange beaucoup  : il peut en ingurgiter jusqu’à 100 kg par jour. 
Mais ce qui compte avant tout, c’est la qualité de l’herbe. Il faut faire attention à l’entretien d’une prairie dans laquelle se trouvent des chevaux. Nomades à l’état naturel, ils sont très sélectifs dans le choix de l’herbe. Quand on les voit faire dans un pré, ils ne mangent qu’une partie de l’herbe jusqu’aux racines et ils  laissent l’autre partie sans y toucher. 

Au final, le pré réellement utilisable est divisé par deux.

Penser au fourrage

Il faut donner aussi suffisamment de fourrage (foin, paille).

Pendant l’hiver, on peut donner du foin (reste de l’herbe du printemps).. Lorsqu’il est conservé au sec, on peut conserver ce foin plusieurs années. Un bon foin n’est pas poussiéreux et sent bon.

Il faut laisser au cheval le temps de manger, de bien mâcher. Il doit bien imprégner le bol alimentaire avec de la salive.
Sa ration doit être constituée d’aliments grossiers riches en cellulose et pauvres en énergie directement assimilable (herbe, foin, paille). Il lui faut ainsi 45 min pour manger un kilo de foin et 20 min pour un kilo de céréales.

On l’a dit, pour calculer sa ration, il faudra tenir compte de son âge et de son niveau d’activité. Si les quantités d’herbe resteront souvent similaires, les quantités de granulés varieront du simple au double, voire plus, selon l’activité et le poids de l’animal.

Les logiciels mis en oeuvre dans le concept “Ecurie active” vous aideront tout particulièrement à bien calculer la ration et surtout à bien maîtriser sa distribution.

Penser aussi à ses dents

Le cheval est aussi un « rongeur ». 
Il aime ronger le bois et les branches en automne, par exemple. Dans la nature, les prairies sont souvent bordées de haies et les animaux en liberté peuvent compléter leur alimentation en allant fouiller dans les haies. 

Dans une écurie, il est très intéressant de donner des branches et des tailles d’arbres aux chevaux. Tous les arbres de conviennent pas : pas de bois exotique ni de conifère. Privilégiez les noisetiers, saules, aubépines, frênes ou fruitiers. N’oubliez pas non plus des plantes comme les orties et les charbons un peu séchées.

Enfin, il faut faire attention aux dents de son cheval, surtout à ses molaires. En cas d’obstacle, il peut y avoir une diminution très importante de la digestibilité des aliments. La qualité de la mastication se jauge à la qualité des crottins. Si les grains repassent non digérés, c’est que le cheval ne mâche pas bien. A surveiller donc.

Le problème, c’est que les besoins d’un cheval sont de 50 à 70 litres par jour (nutriments et salive). Il lui faut donc “vider” cet estomac, si l’on calcule bien, 5 à 6 fois par jour. 

Contrairement aux bovins, le cheval, donc, ne rumine pas. Il ne peut pas non plus vomir. 

Résultat : il faut faire attention aux volumes qu’on lui apporte et lui donner de petites quantités, plusieurs fois par jour. 

On conseille au moins 3, 4 ou 5 repas. Le mieux étant de le laisser choisir lui-même quand il souhaite se nourrir (comme il le fait à l’état naturel) tout en limitant les quantités grâce à un logiciel de gestion des rations et à un système automatique d’accès à l’alimentation avec identification du cheval (voir dans cette vidéo à 4mn13). C’est précisément le système mis en oeuvre dans une écurie active . On y reproduit donc à la fois le comportement naturel, pour ce qui est des volumes et de la fréquence et on y apporte la bonne ration , en fonction de tous les critères adaptés à chaque cheval.

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